Les critères de remboursement en un tableau
Les arrêtés Wegovy et Mounjaro appliquent le même cadre de prise en charge pour le contrôle du poids.
| Critère | Situation A | Situation B |
|---|---|---|
| Âge | Adulte | Adulte |
| IMC initial | ≥ 40 kg/m² | ≥ 35 kg/m² |
| Comorbidité | Sans comorbidité dans le libellé réglementaire | Au moins une comorbidité de la liste officielle |
| Prise en charge antérieure | Échec nutritionnel : moins de 5 % de perte à six mois | Même exigence |
| Association | Régime hypocalorique et activité physique accrue | Même exigence |
| Première prescription | Professionnel habilité de recours 2 ou 3 | Même exigence |
| Document | Justificatif positif + ordonnance | Même exigence |
Quel rôle joue l’IMC ?
L’IMC est un repère réglementaire, pas un diagnostic complet de l’état de santé ni une décision thérapeutique à lui seul.
Dans ce dispositif, le seuil d’IMC sert à délimiter une sous-population prioritaire. Il doit être rapproché de l’âge adulte, de l’historique de prise en charge, des comorbidités, de l’indication du médicament et de la qualification du premier prescripteur.
Il existe un écart volontaire entre l’AMM et le remboursement. Les formulaires officiels rappellent une AMM pouvant inclure des seuils plus bas, alors que l’indication thérapeutique remboursable retient les seuils de 35 ou 40 kg/m² sous conditions. Être dans l’AMM signifie qu’une prescription peut être médicalement envisagée ; cela ne crée pas automatiquement un droit au remboursement.
Quelles comorbidités sont retenues à partir d’un IMC de 35 ?
La liste réglementaire est précise. Certains intitulés sont assortis de seuils, d’un caractère invalidant ou de l’avis d’un spécialiste.
- Diabète de type 2 ; hypertension artérielle nécessitant un traitement médicamenteux.
- Hypertriglycéridémie supérieure à 5 g/L, confirmée et résistante au traitement dans les conditions détaillées par l’arrêté.
- Stéatohépatite non alcoolique (NASH) ou fibrose hépatique jusqu’à la cirrhose Child A, après accord de l’hépatologue ; la stéatose isolée n’est pas retenue.
- Syndrome des ovaires polykystiques chez une patiente en âge de procréer ; problème de fertilité avec projet d’AMP sur proposition de l’équipe d’AMP.
- Maladie rénale chronique dans les limites précisées, ou projet de transplantation rénale discuté collégialement.
- Syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil avec IAH ≥ 15/h ; asthme sévère lié à l’obésité après avis spécialisé.
- Lombalgies chroniques, coxarthrose ou gonarthrose invalidantes documentées, après avis rhumatologique ou orthopédique.
- Incontinence urinaire invalidante répondant aux conditions de l’arrêté ; hernie pariétale ou éventration imposant une perte de poids avant chirurgie.
- Hypertension intracrânienne idiopathique résistante à une prise en charge neurologique bien conduite.
- Handicap moteur, avec ou sans paraplégie, après avis d’un médecin MPR ou d’un neurologue.
Que signifie l’échec d’une prise en charge nutritionnelle ?
Le texte remboursable parle d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite avec une perte de poids inférieure à 5 % à six mois.
Ce critère ne doit pas être réduit à un régime entrepris seul. La Haute Autorité de santé décrit un accompagnement global et personnalisé, coordonné dans le temps, qui tient compte de l’alimentation, de l’activité physique, des difficultés psychologiques ou sociales, des troubles du comportement alimentaire et des complications.
La vérification relève du professionnel qui connaît le dossier : durée réelle, objectifs, évolution pondérale, tolérance et pertinence du parcours. Guide Poids ne collecte aucune donnée et ne propose pas de test d’éligibilité.
Qui confirme l’éligibilité au remboursement ?
Le prescripteur habilité renseigne les critères dans le téléservice amelipro ou, si nécessaire, sur le formulaire papier officiel.
Un résultat positif conduit à l’édition d’un justificatif remis avec l’ordonnance. Un formulaire négatif n’interdit pas nécessairement toute prescription dans l’AMM, mais la prescription n’est alors pas prise en charge dans ce dispositif ; le médecin en informe le patient et porte la mention non remboursable lorsqu’il la maintient.
Le pharmacien contrôle les documents nécessaires à la facturation. La caisse statue sur les droits d’Assurance Maladie. Ces rôles sont différents : ni une estimation en ligne, ni une attestation de complémentaire ne remplace le justificatif réglementaire.
Questions fréquentes
Un IMC de 35 suffit-il pour être remboursé ?
Non. À partir de 35 kg/m², il faut notamment au moins une comorbidité de la liste réglementaire, l’échec de la prise en charge nutritionnelle définie par le texte et une première prescription habilitée.
Un IMC de 40 garantit-il le remboursement ?
Non. Le seuil n’est qu’un critère parmi plusieurs. L’âge, l’indication, l’échec nutritionnel, le prescripteur, l’ordonnance et le justificatif doivent aussi être conformes.
La stéatose hépatique est-elle toujours une comorbidité retenue ?
Non. Le texte précise que la stéatose isolée n’est pas retenue ; il vise notamment la NASH ou une fibrose hépatique, avec les conditions et l’accord spécialisé indiqués.
Puis-je calculer moi-même mon éligibilité ?
Non. Le calcul d’IMC ne suffit pas et plusieurs critères exigent une qualification médicale, des documents ou des avis spécialisés. La décision est réalisée dans le parcours de soins.
Les mêmes critères s’appliquent-ils à Wegovy et Mounjaro ?
Pour le remboursement 2026 dans le contrôle du poids, les deux arrêtés reprennent le même cadre principal. Les pages propres à chaque médicament restent nécessaires pour les autres règles.
Une maladie non citée peut-elle ouvrir ce remboursement ?
Elle ne peut pas être assimilée automatiquement à une comorbidité de la liste. Le prescripteur vérifie le libellé réglementaire et peut expliquer les autres options de prise en charge.
Sources consultées
Sources primaires vérifiées. Les dates de consultation permettent de contrôler les futures mises à jour.
- Arrêté du 10 juin 2026 — inscription de Wegovy sur la liste des spécialités remboursablesJournal officiel — Légifrance · 12 juin 2026, entrée en vigueur le 15 juin 2026 · consulté le 2 septembre 2026
- Arrêté du 10 juin 2026 — inscription de Mounjaro sur la liste des spécialités remboursablesJournal officiel — Légifrance · 12 juin 2026, entrée en vigueur le 15 juin 2026 · consulté le 2 septembre 2026
- Formulaire d’accompagnement à la prescription — sémaglutide (Wegovy), indication obésitéAssurance Maladie · Arrêté de référence du 10 juin 2026 · consulté le 2 septembre 2026
- Formulaire d’accompagnement à la prescription — tirzépatide (Mounjaro), indication obésitéAssurance Maladie · Arrêté de référence du 10 juin 2026 · consulté le 2 septembre 2026
- Médicaments à base d’AGLP-1 : accompagnement à la prescriptionAssurance Maladie · 29 juin 2026 · consulté le 2 septembre 2026
- Guide du parcours de soins : surpoids et obésité de l’adulteHaute Autorité de santé · 28 février 2024, mise à jour le 27 novembre 2024 · consulté le 2 septembre 2026
Rédaction Guide Poids
Équipe éditoriale chargée de la recherche documentaire, de la clarté et de la mise à jour des contenus.
Découvrir l’équipeRelecture humaine confirmée
La validation humaine de cette page a été confirmée avant sa publication.
Voir notre politique éditoriale